Publié dans Politique

Opposition - Accord politique pour rien !

Publié le jeudi, 23 mars 2023

Un accord politique préalable aux élections. C’est la dernière lubie des têtes pensantes de l’Opposition, du RMDM, du HVM, du TIM, du C’Lera et consorts après avoir pendant plusieurs mois exigé la tenue d’une concertation nationale. Une revendication que ces personnages ont affirmée lors d’une réunion organisée par la CENI en début de semaine pour parler de l’audit du fichier électoral. En vertu de quoi ? 

Faut-il réitérer que Madagascar n’est pas un pays en situation de crise qui pourrait motiver la nécessité d’une quelconque conférence ou concertation et encore moins un accord politique. Est-il également nécessaire de rappeler que le régime en place découle d’élections libres, crédibles et acceptées par tous y compris la classe politique du pays et fermement reconnues par la communauté internationale. 

Pour les observateurs, il s’agit là de nouvelles agitations, des gesticulations de politiciens en mal de crédit. A quelques mois du grand-rendez-vous électoral, Madagascar aspire à vivre la sérénité et la stabilité. Les barons de l’Opposition, à court d’idées sinon de popularité, cherchent un raccourci pour accéder au pouvoir. Ils sont incapables d’attendre le prochain rendez-vous des urnes qui risque de leur être défavorable. 

C’est toujours dans cette optique que ces opposants n’ont de cesse de tirer à boulets rouges sur la Haute Cour constitutionnelle et la Commission électorale nationale indépendante, deux entités incontournables dans l’organisation, le traitement jusqu’à la publication des scrutins dans le pays. Ils critiquent la procédure d’élection ou de nomination des membres de ces deux entités, leur composition, ainsi que les travaux effectués dans le cadre de la préparation des élections. 

Faut-il pourtant rappeler que l’élection et la composition de la CENI sont les mêmes que celles durant le régime Rajaonarimampianina. Il fut un temps où l’Opposition avait pointé du doigt le fait que le président de la CENI soit l’époux d’un membre du Gouvernement. Comme si c’était la faute de cette ministre, qui aurait préféré quitter le Gouvernement pour éviter toute accusation d’impartialité, si son mari a été élu à la tête de l’organe d’Alarobia. 

Hier, ce fut à la HCC d’en prendre pour son grade. Lors d’une déclaration à Ambohimanambola, ils ont remis en doute l’impartialité de cette juridiction. En tout cas, tous les prétextes y passent dans le but de décrédibiliser la CENI et la HCC. Et l’on se demande déjà quelle petite bête cette Opposition va bien pouvoir trouver ce jour lors de la concertation nationale organisée par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à l’intention des acteurs multisectoriels du pays.

 

La rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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